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MOISE fuite au désert MOISE FUITE AU DESERT


Chant : "Ta nuit sera lumière."

Prières :
"Fais de moi un instrument de paix"
"La paix" de S. Tamaro





Moïse: Nomades et sédentaires


Le nomade n'a pas d'habitation fixe ; il vit sous une tente qu'il démonte lorsqu'il n'y a plus assez d'eau ou de nourriture dans les environs. Son existence est difficile : il entraîne derrière lui une famille parfois nombreuse pour l'installer, pour un temps incertain, sur une terre inconnue, entourée de nouveaux dangers et de nouvelles richesses aussi... Sa marche dans le désert est marche dans l'immensité nue : il connaît le manque, le silence et aussi l'insignifiance humaine face à l'étendue infinie.
Le changement, la remise en question, l'humilité, le détachement d'un lieu mais aussi du superflu, la marche vers l'inconnu avec ses moments de doute, de désespoir mais aussi de confiance font donc partie de ses jours.
Le nomade est aussi l'homme de l'oasis! Il sait s'y asseoir et observer. Parce qu'il est passé par le désert, il comprend que la vie est un trésor fragile, un trésor à protéger, à préserver et non à dominer. Il aime goûter profondément le moment présent, s'émerveiller de l'eau qui coule, de l'herbe qui pousse...
....Et son émerveillement suffit au Ciel parce qu'il est louange de la vie....


Le sédentaire, quant à lui, est davantage en sécurité. Il sait où il va dormir ce soir, quatre murs le protègent. Il puise l'eau au puits du village, travaille pour se nourrir, possède plus ou moins de biens,... Sa vie est organisée ; il imagine à peu près de quoi sera fait demain. En contrepartie, il doit se soumettre à certaines règles, certains horaires, certaines corvées...
Le sédentaire égyptien doit travailler pour le pharaon et qu'il soit l'esclave de la base au corps opprimé ou le proche du pouvoir (avec ses acquis, ses privilèges), il enferme son coeur et son esprit pour préserver sa vie pour l'un, ses richesses pour l'autre - Il n'est plus réellement libre...
Les quelques croyants oublient peu à peu le Dieu de leur père ( l'esclavage, la misère de la vie les amènent à douter; la richesse, la position sociale les conduit à préférer d'autres divinités). Ils ferment, un peu plus chaque jour, leur coeur à La Lumière, ne voient plus Ses trouées, Ses étoiles, Son aurore, ne sentent plus son effleurement transformant... Ils ne prennent plus le temps de s'émerveiller devant la beauté ; leur foi, leur espérance meurent...

Autour de leur âme, qui elle aspire toujours à Autre chose, les hommes ont construit des murs, une prison... Ils n'ont plus le temps, l'espace pour "vivre"; leur existence devient nuit, obscurité, mort...


Dans l'histoire de Moïse, l'Egypte représente la vie sédentaire - véritable vie d'esclave, où l'on n'a plus de temps ni pour l'autre, ni pour Dieu - et le désert évoque la vie du nomade souvent plus ouverte à l'écoute de la Voix qui murmure dans le silence...




Moïse lié à la terre.

Texte Moïse lié à la terre ( résumé d'exode (2, 11-22) ) . Lire le texte, puis discuter.


Moïse fuit au désert


Moïse vit à la cour du pharaon entouré de luxe et d'abondance. Là, on lui a donné une éducation, des valeurs, une richesse matérielle, mais aussi intellectuelle... Il a été "construit" dans le but de devenir un "grand" du royaume d'Egypte. Il a reçu beaucoup et un bel avenir s'ouvre devant lui...
Un jour, alors qu'il est adulte, il sort du palais quittant ainsi la sécurité, la vision, les limites familiales... Il peut enfin vivre vraiment, ne plus dépendre de..., voir et agir par lui-même. On sent qu'il prend son existence en main et qu'il s'ouvre à la vie.
S'ouvrir à la vie, c'est porter son regard vers l'autre, tendre son coeur vers la beauté, mais aussi le désespoir du monde... C'est connaître avec son âme la misère, la pauvreté, la violence humaine, au risque d'être blessé et d'être tenté, ensuite, de s'enfermer.
La vue de l'esclavage touche profondément l'intimité, la chair (<< d'entre ses frères.>>) de Moïse. Il reçoit une blessure dans ses entrailles et comme il est en un âge bouillonnant, il ne retient pas sa main et tue l'égyptien... Sa compassion a abouti à la violence, celle-même qu'il cherchait à punir.
Maintenant Moïse souffre à cause de lui-même : il jugeait un acte méprisant, il a commis ce même acte. Il va devoir changer, grandir, entamer une nouvelle "construction" plus intérieure cette fois ci... plus Humaine. Et pour cela, il va être obligé de fuir : fuir sa vie ( avec ses promesses de gloire, de pouvoir, de richesses) pour en bâtir une autre ; fuir ses erreurs ; fuir aussi le regard soupçonneux, culpabilisant des autres : ce poids pesant qui empêche de grandir. En fuyant, il va se retrouver un peu comme au premier de ses jours : nu, dépossédé, n'ayant même pas, pour l'accompagner, le regard d'amour et de tendresse d'une mère... Sa fuite est séparation, détachement, coupure de liens...Il lui faut beaucoup quitter pour mieux s'épanouir ensuite.

Ce n'est que près d'un puits, près de l'eau qui désaltère et qui donne la vie, que sa fuite prend fin. Là, il s'assoit : la tourmente s'achève, le tumulte s'apaise... et les femmes reviennent (sept : chiffre parfait. Dieu caché?)... Ce sont elles qui avancent vers Moïse ; ce sont elles qui vont le réintroduire, par leur présence et leur manque de défense, dans le courant de la vie.
Des bergers arrivent, chassent les femmes... Moïse se lève et prend la défense des jeunes filles, il les délivre, puis procure l'eau... il est ensuite invité à s'établir chez leur père Jethro et à prendre pour épouse Cippora.
... Une rencontre dans le désert a réunifié Moïse avec les hommes qu'il avait fuis, avec ses ancêtres nomades, avec Dieu aussi puisque Jethro est prêtre...
Moïse découvre l'amour, le bonheur simple, l'humilité du métier de berger. Il apprend à regarder, à écouter, à réfléchir, à défendre la vie, à la protéger... Peu à peu, il devient bon berger !

On l'avait "construit" pour devenir un "grand" du royaume d'Egypte, mais il lui a fallu tout quitter, tout abandonner, tout recommencer pour devenir berger du Royaume de Dieu.







Autour du thème de l'eau.


L'eau est un Trésor!
Elle permet à la vie (plantes, animaux, humains) de germer, de grandir, de fructifier.
Elle purifie notre corps (on se lave tous les jours).
Elle guérit. (Sources thermales, eaux riches en minéraux)
Elle tue aussi.



*Dans la vie de Moïse:

Les enfants cherchent et notent la présence de l'eau dans la vie de Moïse. Ensuite, temps de partage.

Quelques pistes:
L'Egypte nous fait penser au Nil, source de vie.
C'est l'eau qui fait passer Moïse de sa vie d'enfant d'esclaves à sa vie au palais. Grâce au courant de l'eau, Moïse entame une vie nouvelle. L'eau symbolise le passage vers une nouvelle création, plus riche.
Moïse s'enfuit au désert. Près d'un puits, il s'arrête. Le puits, source d'eau, permet le temps de pause, de réflexion, de méditation.
Le puits est aussi un lieu de rencontre et la rencontre ouvre la vie sur la nouveauté. Le puits est un lieu d'engagement, d'alliance.
Le peuple traverse la mer et marche vers une vie nouvelle. Ici, l'eau protège le peuple.
L'eau se referme, il n'y a plus de retour possible vers l'ancienne vie. L'eau pousse en avant!
La mer se referme sur les égyptiens; l'eau apporte la mort.
Dans le désert, Moïse fait surgir une source... La rosée permet la survie du peuple. L'eau permet de ne pas mourir.



*Résumé:

L'eau est source de vie et de mort. Elle entraîne vers une vie nouvelle. Elle est signe de purification, de nouveau départ, de résurrection. Elle est aussi signe d'Alliance.
Dieu veut faire Alliance avec l'homme! Vivre avec Dieu, c'est vivre d'une Vie Nouvelle, d'une vie de ressuscité!
L'eau symbolise cette vie nouvelle.



Lien vers la Samaritaine: pour compléter le thème de l'eau:
http://www.idees-cate.com/le_cate/samaritaine.html



*Dans notre vie de foi:

Ci-dessous, quelques images. Explique.



Baptême: l'eau est signe d'une vie nouvelle, d'une Alliance avec Dieu.
Signe de croix avec l'eau bénite: On trouve souvent de l’eau bénite à l’entrée de l’église. Cette eau nous rappelle notre baptême; elle nous redit que nous sommes enfants de Dieu. Elle est signe de notre Alliance avec Dieu.
Aspersion de l'assemblée avec l'eau bénite lors de la messe dominicale: Signe de purification. Jésus nous lave de nos péchés.
Le rite du Lavabo à la messe: le prêtre se lave les mains et demande à Dieu de le purifier. Il dit à voix basse ce verset du Psaume 50,4: Lave-moi de mes fautes, Seigneur, purifie-moi de mon péché.


*Un conte: l'eau source de vie.:


Un porteur d'eau avait deux grandes jarres suspendues aux deux extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules. L'une des jarres avait un éclat, et alors que l'autre jarre conservait parfaitement toute son eau de source jusqu'à la maison du maître, la jarre avec l'éclat perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route. Cela dura deux ans pendant lesquels, chaque jour, le porteur d'eau ne livrait qu'une jarre et demi d'eau à chacun de ses voyages. La jarre parfaite était fière d'elle puisqu'elle parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille, la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait à accomplir que la moitié de ce dont elle était censée être capable. Au bout de deux ans de ce qu'elle considérait comme un échec permanent, la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau au moment où celui ci la remplissait à la source : - « Je me sens coupable et je te prie de m'excuser » - « Pourquoi ? » demanda le porteur d'eau « De quoi as-tu honte ? » - « Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau à notre maître, pendant ces deux ans, à cause de cet éclat qui fait fuir l'eau. Tu fais tous ces efforts, et à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l'eau, tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts » lui dit la jarre abîmée. Le porteur d'eau fut touché par cette parole et plein de compassion répondit : - « Pendant que nous retournons à la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs magnifiques qu'il y a au bord du chemin » . Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin le long de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil et cela lui mit du baume au cœur, mais à la fin du parcours , elle se sentait toujours aussi mal car elle avait perdu la moitié de son eau. Le porteur d'eau dit à la jarre : - « Est ce que tu t'es rendu compte qu'il n'y avait de belles fleurs que de ton côté et presque aucune du côté de la jarre parfaite, j'ai planté des semences de fleurs de ton côté du chemin et chaque jour tu les as arrosées pendant deux ans. J'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques fleurs qui ont décoré la table du maître, sans toi je n'aurai pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses ».







Autour du mot compassion.


Compatir, c'est s'associer à la souffrance de l'autre, la ressentir en soi...
Lorsque l'on ressent de la compassion pour quelqu'un, on agit ensuite de différentes manières.



Recherchons, dans nos vies, ce type de réaction...
Exemple : Un élève de la classe est nouveau. L'intégration semble difficile pour lui :
1-Nous compatissons, puis nous l'oublions.
2-Nous allons vers lui et l'invitons à rejoindre le cercle d'amis.
3-Nous hésitons et attendons que quelqu'un vienne nous pousser à agir ( copains, parents, professeurs)





  • Et nous, comment réagit-on face à la violence?
  • On peut en avoir peur et ne rien dire pour se préserver.
  • On peut se trouver trop faible pour intervenir, mais aller chercher du secours ailleurs.
  • On peut intervenir en agissant sur l'agresseur (en répondant à la violence par la violence ou en parlant à l'agresseur)
  • On peut aider celui qui est victime d'une agression.
  • Et nous, sommes-nous parfois violents? Arrivons- nous à nous contrôler lorsque nous avons envie de frapper?

    Discussion. Parler aussi de la violence verbale