La samaritaine



La samaritaine: voir aussi:

*En images et coloriages, "En route avec Jésus", trois images.
*Thème du puits: En caté, "Moïse de sédentaire à nomade."
*Thème de la prière en caté: "Et si l'on priait..."
*Thème de l'Esprit Saint en caté: "La Pentecôte."

Prières :

*La samaritaine
*Don de Dieu
*Du silence pour prier (Michel Quoist).






Autour du puits...



Que représente le puits?
*C'est d'abord le lieu vers lequel on se dirige pour se procurer l'eau qui fait vivre.
L'eau est nécessaire à la vie! Elle est aussi utile pour laver, purifier...
*Le puits est aussi un lieu de rencontres, un lieu d'échanges, de partage.
*Dans l'histoire de Moïse, on pourra se souvenir que le puits a été un lieu de pause, de repos.
Mais aussi un point de départ vers un changement de vie, vers une vie nouvelle, plus "Riche", plus "Belle", plus proche de Dieu.
(Moïse fuyait et c'est auprès d'un puits que sa fuite prend fin. Là, il s'assoit; il s'apaise... Puis, il rencontre des femmes et leur donne à boire... Voir Moïse: De sédentaire à nomade.)


Retrouve les deux personnages qui vont se rencontrer près du puits:



Réponses:
Jeu 1: Jeûne, évangiles, Sara, univers, saints. On trouve le nom de Jésus.
Jeu 2: Simon, apôtres, Marie, Arche, Réconciliation, Isaac, Thomas, Avent, icône, Natan, Eglise. On trouve le nom samaritaine.


Que connais-tu de ces deux personnages?
Discussion: Chacun fera un petit portrait de Jésus. Pour la samaritaine, on pourra dire que c'est une femme habitant la Samarie.


Un peu d'histoire:


Après la mort de Salomon (le fils du roi David), le royaume se divise en deux parties: Le Royaume du nord ou Royaume d'Israël avec Samarie comme capitale, et le royaume du sud ou royaume de Juda avec Jérusalem comme capitale.
Le royaume du nord tombe aux mains des assyriens en -721. La population est en grande partie massacrée ou exilée.
Sur les terres de Samarie, les assyriens installent alors des populations étrangères. Ces populations adoptent peu à peu la Loi de Moïse et construisent alors à Sichem, près de Sychar, un temple rival à celui de Jérusalem.
Hyrcan 1er, roi des juifs de Jérusalem ( -134 à -105), assiège la ville de Samarie. Le temple de Sichem et la capitale Samarie sont rasés et reconstruits 80 ans plus tard par le roi Hérode le Grand.
Pour les habitants de Judée et de Galilée les samaritains sont toujours des étrangers, des gens à ne pas côtoyer.
A l'époque de Jésus, juifs et samaritains ne se fréquentent toujours pas...


Le puits:
Jésus (habitant de Galilée) et la samaritaine (une étrangère, une ennemie même) vont se rencontrer près du puits.
D'après toi, que va-t-il se passer?
Laisser chacun s'exprimer puis rappeler que pour Moïse le puits a été le point de départ vers une vie nouvelle. Cela peut mettre sur la piste d'une autre réponse.




L'EAU:

*Elle dit d'abord la vie!
A l'origine, la vie est apparue puis s'est développée dans l'eau.
Dans le sein de la mère, l'humain grandit entouré d'eau.
L'eau est nécessaire à la vie (plantes, animaux, personnes); sans elle, nous allons tous vers une mort certaine.
*Elle peut aussi détruire (inondations, eau souillée, mer déchaînée). L'eau est donc signe de vie et signe de mort.
*Dans notre vie quotidienne, elle a d'autres rôles: elle lave, purifie, rafraîchit, fait grandir...

*Dans le Premier Testament, l'eau est très présente (Dès la première page, l'Esprit de Dieu plane sur les eaux comme pour les bénir). Elle permet souvent l'anéantissement du mal et l'émergence d'une vie nouvelle plus belle, plus pure, plus libre (déluge, traversée de la mer (Exode)). Elle aide aussi à se remettre debout, à poursuivre le chemin (Dieu fait jaillir l'eau du rocher dans le désert). Elle purifie le coeur du pécheur ("Je répandrai sur vous une eau pure et vous serez purifiés")...









La samaritaine: Résumé.
Autour de l'évangile de Jean (4, 1-31):






Dans le village, le puits n'est à personne.
Tous peuvent venir puiser l'eau qui fait vivre.
Tous y compris les étrangers ou ceux qui sont rejetés.


Et tous les jours, ils viennent de toutes parts.
Certains sont assoiffés... D'autres prévoyants...
Et tous puisent l'eau généreuse et gratuite.


Puis, ils rentrent chez eux, désaltérés,
le coeur joyeux empli de rencontres,
les cruches débordant d'un trésor à partager.




Le Don de Dieu est Infini, généreux, gratuit...
Toujours prêt à se répandre, à s'offrir...
Il est pour tous.


Et tous les jours, nous pouvons nous ouvrir et accueillir
le Trésor de Tendresse et d'Amour...
La Perle de Lumière...
Le flot de Vie qui transfigure...


Notre vie débordant d'un Trésor nouveau,
nous ne pourrons plus que courir sur les routes
pour Le partager.
"Si vous saviez Le Don de Dieu!"



***Autrefois, lorsqu'on avait soif, il fallait se déplacer et marcher jusqu'au puits pour chercher l'eau.
Cette phrase est importante! Elle nous dit que pour trouver Dieu aujourd'hui, il ne faut pas hésiter à se déplacer, à marcher, à chercher... Bien sûr, il faut aussi avoir soif, avoir envie de...

***Lorsque nous allons au puits, il faut veiller à nous y rendre avec un seau ouvert et vide.
En effet, si notre seau est fermé ou plein nous ne pourrons le remplir.
Lorsque nous marchons vers Dieu, c'est un peu pareil.
Si notre coeur est fermé, s'il ne veut rien accueillir alors nous ne pourrons recevoir le Don de Dieu.
De même, si notre coeur est encombré de mille choses, il ne pourra être rempli.

***Autrefois, la maman qui allait au puits ne s'y rendait pas uniquement pour combler sa propre soif... Son seau était ouvert et assez grand pour étancher la soif de toute sa famille (qu'elle avait souvent nombreuse).
Accueillir le Don de Dieu, c'est bien! Mais ensuite, il faut penser à marcher vers les autres pour partager l'Amour reçu!

*Dans l'évangile, la samaritaine accueille le Don Merveilleux; ensuite, elle court avec un grand enthousiasme vers ses frères...




Discussion:
Et toi, as-tu envie de connaître Dieu?
Pour Le connaître, te sens-tu capable de chercher et de persévérer dans la recherche?
Dieu est Amour! As-tu envie d'accueillir son amour un peu plus chaque jour?
Partages-tu facilement ce que tu reçois?

(Pour compléter, on pourra faire quelques jeux. Voir plus bas.)










La samaritaine: Powerpoint.


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Pistes de discussion possibles:
-->Les murs de séparation entre les hommes. Ose-t-on faire un pas vers celui qui est différent?
-->Ma foi: est-ce que j'ai envie qu'elle grandisse?
Est-ce que je cherche, j'écoute, je me laisse toucher, je persévère, je demande,....?
Est-ce que j'ai envie d'accueillir?
-->Est-ce que je vois l'obscurité qui vit en moi? Est-ce que je veux changer?
-->La prière a-t-elle de l'importance pour moi? Est-elle profonde et vraie? Est-elle accueil de l'Esprit Saint?
-->Qui est Jésus pour moi?









La samaritaine: De façon plus détaillée.


Evangile de St Jean 4: 5-42


Jésus arrive à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s'était assis là, au bord du puits. Il était environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l'eau. Jésus lui dit: «Donne-moi à boire.» (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit: « Comment! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) Jésus lui répondit:« Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit: 'Donne-moi à boire', c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond ; avec quoi prendrais-tu l'eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n'aie plus soif, et que je n'aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n'ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n'as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari : là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi : nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l'adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l'heure vient où vous n'irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient - et c'est maintenant - où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent, c'est en esprit et vérité qu'ils doivent l'adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu'il vient, le Messie, celui qu'on appelle Christ. Quand il viendra, c'est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Moi qui te parle, je le suis. » Là-dessus, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que demandes-tu ? » ou : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers Jésus. Pendant ce temps, les disciples l'appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j'ai de quoi manger : c'est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se demandaient : « Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son oeuvre. Ne dites-vous pas: 'Encore quatre mois et ce sera la moisson'? Et moi je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs qui se dorent pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit avec le moissonneur. Il est bien vrai, le proverbe : 'L'un sème, l'autre moissonne.' Je vous ai envoyés moissonner là où vous n'avez pas pris de peine, d'autres ont pris de la peine, et vous, vous profitez de leurs travaux. » Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause des paroles de la femme qui avait rendu ce témoignage : « Il m'a dit tout ce que j'ai fait. » Lorsqu'ils arrivèrent auprès de lui, ils l'invitèrent à demeurer chez eux. Il y resta deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de ses propres paroles, et ils disaient à la femme : « Ce n'est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ; nous l'avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c'est vraiment lui le Sauveur du monde. »

"Copyright AELF - Paris - 1980 - Tous droits réservés".







EVANGILE TEXTE1: Jean (4, 5-31).



Jésus est en territoire étranger. Il est fatigué. Il s'assoit au bord d'un puits: le puits de Jacob.
Le puits de Jacob est situé dans une région désertique, lieu de passage entre la côte et les routes qui traversent la terre promise; il fait partie de la route des puits. Nomades et voyageurs sont nombreux à s'y arrêter et ceci depuis des millénaires. Autrefois, les Patriarches s'y sont désaltérés et pour cette raison, ce lieu est honoré.

Une femme arrive pour puiser de l'eau et Jésus lui demande à boire.
La femme est étonnée, peut-être même choquée ou dérangée dans ses habitudes!
Les juifs en effet ne parlent ni aux femmes (en public), ni aux samaritains (ceux-ci sont considérés comme des étrangers, des gens impurs), ni aux pécheurs. Pour un juif, une telle action entraîne une impureté rituelle.
Mais Jésus semble passer outre... Il a soif; il ose demander à boire à celle à qui il ne devrait pas parler... Il ose aussi, malgré le rappel de la femme, poursuivre le dialogue...

"Si tu savais ce que Dieu donne...": Le Don de Dieu est Infini! Plus Grand que l'homme, au-delà de toute séparation, de tout cloisonnement humain, de toute frontière. Il est lien, ciment, union entre tous. Il est Souffle, Coulée de Vie transfigurante, violence décapante d'une Explosion d'Amour... Si nous savions le Don de Dieu, il n'y aurait plus de juif, plus de samaritain, mais un seul peuple: un peuple de frères. L'Amour est un cadeau gratuit venant de Dieu et il se donne à qui veut l'accueillir.

"Si tu savais qui est celui qui te demande à boire...": "Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Je mets en lui tout mon Amour..."
Jésus accueille profondément Le Don de Dieu; il désire aussi le partager. Il aimerait plonger les humains dans cette Vraie Vie, dans cette Limpidité, dans ce flot de Lumière et de Générosité. Il aimerait les entraîner vers Une Rencontre, une Intimité, une Communion avec la Source Transfigurante de toute Vie. Il aimerait les voir accueillir la Surabondance du Don de Dieu.

"Si tu savais........, il t'aurait donné de l'eau vive."
L'Eau Vive: l'eau généreuse, débordante, remuante, vivante... L'eau vive: le Don de Dieu; le Don Généreux; la Source intarissable...
Dieu s'offre constamment à nous; il s'offre comme une Coulée, comme une cascade de Lumière et d'Amour qui seule peut combler notre soif intérieure.

La femme écoute. Mais elle ne comprend pas bien les paroles de Jésus. Elle reste attachée à l'eau qui désaltère le corps, à l'eau de la terre et du puits, et elle ne voit pas comment cet étranger pourrait lui proposer de l' eau vive. D'autres avant lui sont passés ici et jamais ils n'ont trouvé cette eau...

Jésus essaie de lui expliquer de quelle eau il parle: "Quiconque boit de l'eau du puits aura de nouveau soif. Mais celui qui boit de l'eau que je donnerai n'aura plus jamais soif: l'eau deviendra en lui une source d'où jaillira La Vie Eternelle."
Mais la femme ne comprend toujours pas: "Maître, donne-moi de cette eau pour que je n'aie plus soif et que je n'aie plus besoin de venir puiser de l'eau ici."
La femme pense que Jésus lui propose une eau qui comblera ses besoins quotidiens et donc qui évitera tous ses déplacements au puits.

Jésus voit que la femme s'est ouverte: elle est déjà prête à accueillir l'eau venant d'un homme juif: "Maître, donne-moi cette eau..."
Alors, pour l'entraîner plus loin, pour l'aider à comprendre de quelle soif il parle, Jésus lui parle de sa vie, de sa vie intime, profonde:
"Va chercher ton mari."
Et cette phrase résonne comme un signe, un signe qui touche le tréfonds...
La femme poussée à regarder en elle, voit ses manques les plus profonds.




Discussion: As-tu soif, as-tu très envie de quelque chose? :

Jésus est fatigué; il a beaucoup marché. Il a aussi soif! Il demande de l'eau à la samaritaine.
As-tu déjà eu soif?
Comment te sens-tu lorsque tu as soif et que tu n'as rien à boire? (On ne se sent pas bien; il nous manque quelque chose d'important)

La samaritaine a soif aussi mais d'une autre soif que celle de Jésus... De quelle soif peut-il bien s'agir?
As-tu eu un jour soif à la manière de la samaritaine?

Ecouter les différentes attentes (Soif de revoir mes parents après une séparation, soif de lecture, soif de télé, d'ordinateur, soif de richesse, soif de connaître d'autres pays, soif de nouvelles rencontres, de nouvelles amitiés, soif d'aimer, d'être entourés, de pardonner, de recevoir un pardon,...).
Chercher ensuite, dans toutes nos soifs, dans toutes nos attentes et nos espérances, celles que Dieu peut combler.
(on pourra se souvenir que le puits est un lieu de rencontres. C'est peut-être dans cette direction qu'il faut chercher: Dieu ne peut-il pas nous aider dans nos relations avec les autres?)
Se poser ensuite la question: nous arrive-t-il de Lui demander son aide?





Quelques jeux autour de cette première partie:



Réponses:
Jeu1: En Samarie. A une femme. Engage une conversation avec lui. Du Don De Dieu. A du mal à comprendre. Est Don de Dieu. Permet de combler une autre soif que celle du corps.

Jeu2: "Ce que Dieu donne est comme l'eau vive."
Chacun pourra dire ce qu'est l'eau vive pour lui (l'eau d'un courant, d'une cascade, d'une rivière) et se fera ainsi une idée du Don de Dieu. (L'eau vive remue, bouge. Elle est en mouvement. On peut ne pas bouger et rester en bordure: elle vient à nous, nous touche, nous éclabousse. Elle peut aussi déborder, inonder alentour, remplir, envahir... Si nous entrons dans son courant, elle nous emporte plus loin, plus vite...)
Le Don de Dieu que l'on accueille peut aussi nous envahir et nous entraîner plus loin... là où nous ne serions jamais allés seuls.

Jeu3: "L'eau que je te donnerai deviendra en toi une source d'où jaillira la vie Eternelle!"

Jeu4: Le mot est demander.
Pense-t-on à demander à Dieu ce qui nous manque, ce qui peut apaiser notre soif et qui seul peut nous combler? Pense-ton à demander à Dieu Son Don Merveilleux, Son Eau Vive?
Le mot demander est important; il nous oriente vers la relation, le dialogue avec Dieu, la prière.







EVANGILE TEXTE2:



Le dialogue entre Jésus et la samaritaine n'est pas superficiel; c'est une vraie rencontre; une rencontre qui sonde l'intériorité, qui s'aventure dans les profondeurs.

Jésus ne connaît pas la samaritaine; il ne l'a jamais vue. Et pourtant, il la connaît profondément, intimement même... Il sait sa soif d'amour jamais comblée, ses relations manquées ("Tu as eu cinq maris et l'homme avec lequel tu vis n'est pas ton mari.")

En parlant de ses maris à la samaritaine, Jésus n'accuse pas, ne juge pas. Il indique juste la soif dont il est venu lui parler: le désir d'aimer et d'être aimé ancré dans tous les coeurs humains; le creux, le manque à combler; l'aspiration à autre chose, à quelque chose de meilleur, de plus beau, de plus pur, de plus grand...
La femme a cherché à sa façon; elle n'a pas trouvé... Jésus lui propose un autre chemin pour combler sa soif... Jésus propose l'eau vive, le Don de Dieu.

La femme se sentant connue, comprise ouvre les yeux de son coeur et reconnaît alors, en celui qui a soif et qui lui demande à boire, un prophète.
Le puits de Jacob était pour l'instant (dans cet évangile), le lieu d'une rencontre simple entre un juif et une samaritaine. Il devient peu à peu, le lieu de rencontre d'une samaritaine avec le Don infini de Dieu.

La femme sait de qui Jésus est venu lui parler et elle a soif de poursuivre le dialogue en cette direction. La samaritaine pose une question: "Où peut-on adorer Dieu? Existe-t-il un lieu pour mieux Le rencontrer, pour mieux L'accueillir? Est-il un lieu où l'on est plus proche de Lui? Est-ce vrai qu'au Temple de Jérusalem la rencontre est plus vraie? Comment s'approcher de sa Lumière et de sa vie?
(Toutes ces questions séparent samaritains et juifs; sans doute trottent-t-elles depuis longtemps dans l'esprit de la samaritaine)

La réponse de Jésus doit resplendir comme un trésor dans le coeur de la samaritaine;
c'est une réponse qu'elle a sans doute longtemps espérée:
"Les vrais adorateurs, adorent Le Père en étant guidés par Son esprit et selon sa vérité."

Il n'y a pas un lieu (ou un groupe de personnes: samaritain ou juif...) meilleur qu'un autre pour adorer Le Père. Toute personne peut, là où elle est, l'adorer. La différence entre deux personnes, entre deux prières -parce qu'il s'agit de cela ici-, vient plutôt de l'attitude que l'on prend, de l'abandon où non: "Se laisser guider par l'Esprit du Père".
Dieu a soif de nous prendre par la main pour nous guider selon sa vérité. La prière est une rencontre entre deux soifs: celle de Dieu toujours en attente de l'homme, toujours prêt à le combler, et celle de l'homme qui peut s'abandonner, se laisser guider, pour mieux combler sa soif.



Réponses:
Père, rencontre, soif, Esprit, guider, Jésus.
On trouve le mot prière.
Un exemple de petit texte: Jésus nous dit que la prière est une vraie rencontre avec le Père. Elle peut combler notre soif si on se laisse guider par l'Esprit de Dieu.



La prière est une vraie rencontre comme celle de Jésus et de la samaritaine.
Une rencontre réelle, une rencontre forte, intime, toute de vérité.
Dans la prière, l'attente de Dieu, sa soif de rencontrer l'humain et de lui offrir son Don, et la soif de l'homme (le creux à combler, l'aspiration à quelque chose de meilleur) se rejoignent.
L'Eau Vive, le Don de Dieu, est la seule "eau" qui peut combler nos manques intérieurs.
S'abandonner au flot, laisser l'Eau Vive jaillir en nous, c'est laisser Dieu agir en nous, c'est se laisser guider...
De cette rencontre ne peuvent naître que beaucoup de fruits.

La femme voit, entend, répond, écoute, entre en relation avec Jésus, pose des questions, chemine, s'éveille... En regardant Jésus, elle pense au Messie (l'oint de Dieu; celui qui est imprégné de son Esprit) qui doit venir. Elle pense tout haut et Jésus lui répond:
"Je le suis moi qui te parle."
La femme ne peut que s'envoler de la scène, courir, avertir. L'eau vive a jailli en elle et elle devient porteuse de la Bonne Nouvelle...
Déjà, elle porte du fruit.




En début de texte, Jésus avait demandé à la femme: "Donne-moi à boire!" Au milieu du texte, c'est la femme qui demande: "Donne-moi cette eau". Finalement, Jésus n'a pas reçu l'eau du puits, mais il a donné l'eau profonde, celle qui donne des ailes et qui pousse vers les hommes...
Jésus veut combler la soif profonde qui existe en l'humain.






EVANGILE TEXTE3:



***La samaritaine marche vers Jésus assoiffée et le seau vide... Elle est prête à tout accueillir, à tout recevoir...
Jésus lui parle de l'eau vive, de l'eau qui comble la soif intérieure à jamais.
La femme accueille puis court, vole vers ses frères...
Au début de l'évangile, les disciples sont partis acheter de quoi manger. Lorsqu'ils reviennent vers Jésus, ils ont les bras chargés de nourriture. Ils ne peuvent plus rien recevoir... Leur seule espérance maintenant, c'est de profiter de cette nourriture: ils invitent Jésus à manger, ils le pressent. Mais celui-ci leur dit qu'il existe une autre nourriture: "Ma nourriture, c'est de faire la volonté de mon Père..."
Les disciples vivent avec Jésus depuis un certain temps déjà. Ils profitent de sa présence, ils profitent des épis dorés de la moisson mais ils n'accueillent pas vraiment le Don de Dieu et donc ne sèment pas, ne "travaillent" pas pour la venue du Royaume.
Ils ont pourtant à devenir semeurs pour que la moisson soit éternelle...

***Cet évangile nous dit que nous ne devons pas nous soucier uniquement de l'eau et de la nourriture pour le corps. Une autre nourriture est nécessaire à la vie: prendre le chemin de Jésus, accueillir le Don de Dieu, l'Esprit Saint (l'eau qui comble éternellement) et cette eau, ne pas la garder égoïstement, ne pas l'accueillir pour nous mais pour la semer, pour que Le Royaume de Dieu déborde sur la terre!
Pour qu'il y ait toujours des fruits, de beaux épis dorés dans les greniers, il nous faut devenir semeurs...
Jésus nous encourage à semer, à ouvrir des coeurs pour que Dieu en fasse sa demeure.

***La femme de Samarie qui court vers les villageois pour les entraîner vers Jésus est missionnaire. Elle sème déjà avec enthousiasme ce qu'elle a reçu; elle le propose, le suggère sans l'imposer ("Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait. Ne serait-il pas le Messie?"). Elle encourage les villageois à se déplacer, à aller voir... Elle arrive sans doute à les convaincre d'un déplacement parce qu'elle est elle-même transformée, changée... Le déplacement n'est pas la foi mais c'est un premier pas vers la foi, comme l'étincelle qui peut allumer un feu!
N'oublions pas aujourd'hui, ce petit clin d'oeil qui traverse les siècles d'une femme de samarie à toutes les femmes du monde:
"N'ayons pas peur de semer, d'essayer de donner envie de...
Semer n'est pas dire "Je sais... Il faut croire cela...", mais plutôt dire " Venez voir!" ..."Si vous saviez Le Don de Dieu!"...